Etre juif sous le régime de Vichy

La politique antisémite du régime de Vichy

En octobre 1940, les camps des Milles (Bouches-du-Rhône), puis de Gurs (Basses-Pyrénées), du Vernet (Ariège) et de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) accueillent les premiers internés en France. Les Juifs représentent 70 % de ceux-ci. Des mesures sont prises spontanément par le régime de Vichy à l'encontre des Juifs afin de les écarter de la société.

Le 18 octobre 1940, un premier statut des juifs apparaît : « Est regardé comme juif, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif ». Début octobre 1940, les personnes appartenant à la "race" juive sont exclues de tous les postes de la fonction publique, de la presse, du cinéma et des professions libérales.

Entre 1940 et 1941, des mesures de recensement sont prises. Le fichier Tulard est créé, il regroupe plus de 150 000 Juifs de toute la zone occupée et principalement de région parisienne.

Le 29 mars 1941, le maréchal Pétain signe un décret instituant le Commissariat Général aux Questions Juives (CGQJ). Celui-ci a pour rôle d'imaginer de nouvelles mesures antisémites et de veiller à leur application. Il est chargé de décerner des certificats de non appartenance à la "race" juive et  s'occupe également de la propagande. Jusqu'en mai 1942, Xavier Vallat a été Commissaire Général aux Questions Juives puis il a été remplacé par Louis Darquier de Pellepoix.

Le 2 juin 1941, un second statut des juifs est décrété : « Celui ou celle, appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu d'au moins trois grands-parents de race juive, ou de deux seulement si son conjoint est lui-même issu de deux grands-parents de race juive. Est regardé comme étant de race juive le grand parent ayant appartenu à la religion juive ». En 1941 ont lieu les premières rafles. En mai, lors de la rafle du "billet vert" près de 4.000 hommes juifs sont arrêtés puis déportés. Ils avaient reçu à leur domicile un "billet vert" leur demandant de se rendre dans un des centres parisiens accompagnés d'un ami ou d'un membre de la famille pour effectuer un "examen de situation". Ils étaient alors arrêtés et la personne accompagnatrice était chargée de leur ramener quelques affaires de base. Le 29 mai 1942, les Juifs de la zone occupée doivent porter, à partir de 6 ans, une étoile jaune. A partir du 11 décembre 1942, en zone occupée, la mention "juif" est apposée sur les titres d'identité et d'alimentation des Israëlites français et étrangers.

En 1943 toute une série de rafles a lieu en Zone Libre.

Le 17 août 1944, le dernier convoi de déportés quitte la France

Webographie :

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/ : Les chemins de mémoire

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/statut1.htm : Loi du 3 octobre 1940 sur le site de Dominique natanson

http://www.memorialdelashoah.org/ : Mémorial de la Shoah

http://www.unlivredusouvenir.fr/ : site du livre "Un livre du souvenir"

Printed from: http://voyage.contreloubli.free.fr/?p=74 .
© 2017.