Impression sur le camp de concentration du Struthof

La visite du camp de concentration du Struthof est une approche très différente de se que nous pouvons voir en classe, en effet nous ne nous rendons pas bien compte des choses, mais lorsque nous y sommes, l’atmosphère très pesante se fait tout de suite ressentir.

D’abord, dès notre arrivée, nous étions entourés de fils barbelé qui délimitait l’espace du camp, ce fil étant très coupant, il était surtout difficile pour les prisonniers de pouvoir s’échapper, puis il y a le poteau de pendaison  qui faisait ressentir la mort et l’angoisse du lieu où nous nous trouvions. Ensuite la visite des différentes salles du camp révélait un endroit atroce, comme la salle des exécutions où les déportés étaient tués d’une balle dans la nuque, la chambre à gaz qui était un dispositif destiné a donner la mort, « La lanterne des morts » où était déposé les cendres des déportés disparus incinérés au four crématoire, puis la salle d’opération, d’expérimentation et d’autopsie où était pratiquées différentes expérimentations criminelles effectuées sur les prisonniers, comme la stérilisation, les scarifications, les expériences aux gaz… Ils étaient également battus à coups de goumis, beaucoup mouraient ou s’évanouissaient avant la fin du supplice et d’autres survivaient mais gardaient à vie de graves séquelles. Les déportés étaient entraînés au travail d’esclave dans un processus de destruction et de déshumanisation qui les conduisait à la mort, ils souffraient de faim, de froid, de fatigue... Ils n’avaient pas d’espace vital, il y avait deux formes de prison dans la prison, une « plus grande » ou étaient entassés une vingtaine de prisonniers dans la même pièce et des cachots où ils ne pouvaient pas se tenir debout, ni s’asseoir, ils étaient contraints de se recroqueviller, la mort s’en suivait presque inexorablement. Le nombre de mors représenté par les croix dans le cimetière paraissait immense et indéfinissable…

Avoir devant les yeux la réalité et la cruauté de ces différentes salles et des différentes pratiques, rien que le fait d’imaginer que des vraies personnes, comme nous, aient subi ces atrocités, ces horreurs, ces monstruosités, exercés par les nazis me donnait des frissons dans le dos. Je n’aurais jamais pensé être à se point bouleversée et choquée de ce lieu. Et de voir certaines personnes se prendre en photo ou rire en cet endroit de commémoration, je trouve cela très irrespectueux et irresponsable envers toutes les personnes qui y sont décédés. Je pense qu’il est donc impossible de rester insensible à tous ces instruments de violence et de mort qui ont fait tant de victimes. Un profond respect ainsi que de la tristesse régnaient parmi notre classe, ce voyage et ces images resteront à jamais gravées dans nos mémoires…

Charlène Gautier

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